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Listes des Monuments historiques et bâtiments protégés de Perpignan

Les Monuments historiques et bâtiments protégés de Perpignan

Ancien grand Séminaire
Ancien grand Séminaire Précisions : Les murs du cimetière Saint-Jean dit « Campo Santo » et la chapelle Saint-Jean-l’Evangéliste dite « Funeraria »: classement par arrêté du 30 juin 1910

Type : Monuments historiques
Eléments protégés : cimetière ; chapelle ; mur
Ancien magasin Aux Dames de France
Histoire : Les premiers grands magasins apparaissent à Paris au début du 19e siècle (1825, le Grand Bazar) et plus tardivement en province (1855, le Grand Bazar de Lyon) . Ces grands magasins, qui s’adressent à une clientèle aisée, présentent un décor luxueux, de vastes espaces intérieurs et les aménagements techniques les plus modernes (ascenseur, éclairage électrique, …) . Les Dames de France de Perpignan ont été construites de 1905 à 1907 par l’architecte Georges Debrie et l’entrepreneur M. Pourxet pour le compte de la société Paris-France. Le nouvel immeuble est édifié à l’entrée est de la ville, dans la perspective de l’avenue de la gare, en bordure de la place de Catalogne, créée à la même époque. Le magasin reçoit une verrière zénithale en dôme extrêmement audacieuse, malheureusement détruite en 1963. L’immeuble est à deux étages sur rez-de-chaussée et étage de comble, sur plan pentagonal. Les trois façades principales ont une élévation identique : rez-de-chaussée aux vitrines séparées par des pans de murs à refends ; étage de grandes baies cintrées (niveaux de vente) ; étage de comble couvert d’une toiture d’ardoise avec brisis et éclairé par une succession d’oculi. L’entrée principale est chargé d’un fronton cintré orné de guirlandes sous lequel figure l’inscription  » Aux Dames de France « . Le décor est concentré à l’étage des grandes baies (uniquement sur les façades principales, les deux façades arrières en sont dépourvues) : cartouches, guirlandes, motifs floraux, symboles glorifiant la révolution industrielle, …
Précisions : Façades et toitures (cad. AO 171) : inscription par arrêté du 24 juin 1999
Adresse : place de Catalogne

Type : Monuments historiques
Epoque : 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1905
Eléments protégés : élévation
Auteur(s) : DEBRIE Georges (architecte)
Ancienne université de Perpignan
Histoire : Université créée en 1350 par Pierre d’Aragon, dépendant de l’évêché d’Elne. L’annexion du Roussillon à la France, en 1659, fit apparaître l’université de Perpignan comme un agent de francisation du Roussillon. En 1760, le comte de Mailly fit construire le nouveau bâtiment qui abrita les enseignements jusqu’à la Révolution. Cet établissement était doté d’un jardin des plantes, d’un jardin des arbustes, d’une bibliothèque publique, d’un cabinet d’histoire naturelle, d’un cabinet de physique et d’un amphithéâtre d’anatomie. En 1795, l’université est remplacée par l’Ecole Centrale. Depuis 1980, les bâtiments abritent les archives municipales. Plan en U inscrit dans une parcelle triangulaire. Le corps central présente une façade de style classique avec ordre toscan et fronton triangulaire, flanqué de deux ailes surmontées d’un étage au 19e siècle. A l’intérieur, l’essentiel des dispositions primitives ont été maintenues.
Précisions : L’ancienne université en totalité, y compris l’ancien amphithéâtre d’anatomie, le sol de la cour, la grille et tout ce qui constitue la pointe du triangle entourant l’amphithéâtre d’anatomie (cad. AD 122 à 124) : classement par arrêté du 12 décembre 2005
Adresse : 1 rue du Musée

Type : Monuments historiques
Epoque : 18e siècle
Année de construction : 1760
Eléments protégés : amphithéâtre universitaire ; cour ; grille
Aqueduc des Arcades
Précisions : Aqueduc des Arcades (cad. EV 47 ; HR 81) : classement par arrêté du 16 juillet 1984

Type : Monuments historiques
Epoque : 12e siècle ; 14e siècle
Caserne Saint-Jacques
Précisions : Façades et toitures de l’ancienne caserne ; fortifications dites Front Saint-Jacques (cad. AS 598, 751, 694) : inscription par arrêté du 21 mars 1983
Adresse : rue de la Caserne-Saint-Jacques ; rue Louis-Bausil

Type : Monuments historiques
Epoque : 17e siècle
Eléments protégés : enceinte ; élévation ; toiture
Castillet, Grand-Castillet, porte Notre-Dame ou Petit-Castillet
Castillet, Grand-Castillet, porte Notre-Dame ou Petit-Castillet Précisions : Castillet, Grand-Castillet, porte Notre-Dame ou Petit-Castillet : classement par liste de 1889

Type : Monuments historiques
Eléments protégés : ouvrage fortifie ; porte
Cathédrale Saint-Jean-Baptiste
Cathédrale Saint-Jean-Baptiste Précisions : Cathédrale Saint-Jean-Baptiste : classement par arrêté du 9 août 1906

Type : Monuments historiques
Chapelle Notre-Dame-des-Anges (ancienne)
Précisions : Chapelle, ainsi que les vestiges du cloître Saint-François (cad. AL 201) : classement par arrêté du 25 février 1974
Adresse : 40 rue Maréchal-Foch

Type : Monuments historiques
Epoque : 2e moitié 13e siècle ; 1ère moitié 14e siècle
Eléments protégés : cloître
Cinéma « Castillet »
Histoire : Un des plus anciens cinémas de France, construit en 1911 pour Jean Font par l’architecte Eugène Montès et décoré par le sculpteur Alexandre Guénot. Sa conception s’inspire de l’architecture théâtrale du 19e siècle, en y incorporant quelques éléments Art Nouveau. Il a été conçu dès l’origine pour être un cinéma. Salle modifiée en 1953 par l’architecte Scob.
Précisions : Façades et toitures, y compris la marquise qui couvre l’entrée (boulevard Wilson) (cad. AC 227) : inscription par arrêté du 18 mars 1997

Type : Monuments historiques
Epoque : 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1911
Eléments protégés : élévation
Auteur(s) : MONTES Eugène (architecte)GUENOT Alexandre (sculpteur)
Citadelle
Citadelle Histoire : Le château des rois de Majorque a été construit de 1276 à 1300. L’ensemble des immeubles et terrains est devenu propriété de la France par le traité des Pyrénées (1659) qui rattache le Roussillon à la France. La citadelle a été construite par Vauban.
Précisions : La porte de 1577 qui donne entrée dans la citadelle (façade extérieure seulement) ; l’ancien palais des Rois de Majorque et d’Aragon sis dans l’enceinte de la citadelle comprenant : les fossés, la tour d’accès, la chapelle (intérieurement et extérieurement) avec son campanile, les quatre façades sur la cour avec leurs galeries et leurs escaliers : classement par liste de 1875, délimité par arrêté du 20 août 1913 – L’ensemble de la citadelle, à l’exception des parties classées : inscription par arrêté du 5 juillet 1935

Type : Monuments historiques
Epoque : 4e quart 13e siècle ; 2e moitié 17e siècle
Eléments protégés : enceinte ; fossé ; chapelle ; cour ; porte ; tour ; campanile ; galerie ; escalier ; élévation
Auteur(s) : VAUBAN (ingénieur)
Couvent Sainte-Claire (ancien)
Précisions : Eglise et cloître (cad. AI 320, 321) : classement par arrêté du 10 mai 1988 ; Façades et toitures des bâtiments conventuels (cad. AI 320, 321) : inscription par arrêté du 10 mai 1988

Type : Monuments historiques
Epoque : 1ère moitié 16e siècle
Année de construction : 1548
Eléments protégés : église ; cloître ; bâtiment conventuel ; élévation ; toiture
Couvent des Dames de Saint-Sauveur
Histoire : Elément important de l’architecture gothique à Perpignan. Le couvent des Dames de Saint-Sauveur a été construit à partir de 1245, dans le grand mouvement de construction de couvents des ordres mendiants pendant la seconde moitié du 13e siècle et le début du 14e siècle. Couvent vendu comme bien national en 1792.
Précisions : Ancienne salle capitulaire (cad. AH 497) : inscription par arrêté du 30 avril 1997

Type : Monuments historiques
Epoque : 2e moitié 13e siècle ; 1ère moitié 14e siècle
Eléments protégés : salle capitulaire
Couvent des Frères Prêcheurs (ancien)
Couvent des Frères Prêcheurs (ancien) Précisions : Couvent des Frères Prêcheurs (ancien) , y compris la chapelle Notre-Dame avec ses peintures murales (cad. AD 359) : classement par arrêté du 17 mai 1977
Adresse : 8 rue Rabelais

Type : Monuments historiques
Epoque : 14e siècle
Eléments protégés : chapelle
Couvent des Minimes (ancien)
Précisions : Eglise ; cloître, y compris son sol pavé, sa citerne et ses peintures murales ; vestibule d’entrée et cage d’escalier qui lui fait suite ; façades et toitures des bâtiments conventuels (cad. AD 2) : inscription par arrêté du 9 février 1988

Type : Monuments historiques
Epoque : 2e moitié 16e siècle ; 1er quart 17e siècle
Année de construction : 1575 ; 1617
Eléments protégés : église ; cloître ; citerne ; bâtiment conventuel ; vestibule ; escalier ; élévation ; SOL ; toiture
Eglise Saint-Jacques
Eglise Saint-Jacques Précisions : Eglise Saint-Jacques (cad. AS 524) : classement par arrêté du 27 janvier 1987

Type : Monuments historiques
Epoque : 14e siècle ; 18e siècle
Eglise Saint-Mathieu
Histoire : En 1639, l’église primitive est détruite pour dégager les abords de la citadelle menacée par les Français. L’église est reconstruite aussitôt, les travaux s’achevant en 1677. L’édifice se compose d’une nef unique bordée de chapelles latérales, faux-transept et abside à cinq pans. L’église est couverte de voûtes en briques. Le décor 19e siècle a succédé à des peintures plus anciennes. Le buffet d’orgue en bois sculpté date du 18e siècle.
Précisions : L’église en totalité (cad. AK 247) : inscription par arrêté du 26 mars 2003
Adresse : rue Grande-la-Monnaie

Type : Monuments historiques
Epoque : milieu 17e siècle; 2e moitié 19e siècle
Année de construction : 1677 ; 1887
Eléments protégés : décor intérieur
Eglise de la Réal
Eglise de la Réal Précisions : Eglise de la Réal (cad. AI 291) : classement par arrêté du 20 janvier 1983

Type : Monuments historiques
Epoque : 14e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle
Eglise des Carmes (ancienne)
Eglise des Carmes (ancienne) Histoire : Construction du couvent des Carmes en 1270. Eglise achevée en 1325 et remaniée en 1343. Subsiste le portail gothique sculpté.
Précisions : Eglise : classement par arrêté du 13 août 1906 – Portail extérieur, façade Nord, église (sous réserve du maintien des aménagements actuels) : classement par arrêté du 20 août 1913

Type : Monuments historiques
Epoque : 14e siècle
Année de construction : 1325
Eléments protégés : portail ; élévation
Eglise du Vieux-Saint-Jean
Eglise du Vieux-Saint-Jean Précisions : Porte, clocher et nef méridionale : classement par liste de 1840 ; Eglise, sauf parties déjà classées : inscription par arrêté du 21 juin 1956

Type : Monuments historiques
Epoque : 11e siècle ; 12e siècle ; 13e siècle
Eléments protégés : porte ; clocher ; nef
Hôtel Pams (ancien)
Précisions : Vestibule et cage d’escalier avec leurs décors ; cour intérieure, façades et toitures, avec son décor (cad. AE 147) : classement par arrêté du 8 juin 1989 ; Façade sur rue et toiture correspondante (cad. AE 147) : inscription par arrêté du 8 juin 1989
Adresse : 18 rue Emile-Zola

Type : Monuments historiques
Epoque : 4e quart 19e siècle
Eléments protégés : cour ; vestibule ; escalier ; élévation ; décor intérieur ; toiture ; TOITURE
Auteur(s) : PETERSEN Dorf V (maître de l’oeuvre)

Hôtel Saint-Antoine
Hôtel Saint-Antoine Précisions : Pierre incrustée dans une façade sur cour (cad. I 420) : inscription par arrêté du 12 juillet 1965
Adresse : 11 rue de la Révolution-Française

Type : Monuments historiques
Eléments protégés : cour ; élévation ; PIERRE
Hôtel de Ville
Hôtel de Ville Précisions : Hôtel de Ville : classement par arrêté du 12 juillet 1886

Type : Monuments historiques
Immeuble
Histoire : Maison patricienne caractéristique du 14e siècle, ornée de peintures murales. Remodelé au 19e siècle, l’immeuble a gardé l’essentiel de ses structures médiévales, malgré l’altération des distributions verticales (escalier et percements de la façade donnant une nouvelle ordonnance ; reprofilage du portail). Modifications en 1828 (mosaïque de galets ; escalier à vide central unique à Perpignan).
Précisions : Façades et toitures, ainsi que les structures et décors médiévaux de l’immeuble (cad. AC 174) : inscription par arrêté du 3 août 2001
Adresse : 2 rue des Abreuvoirs

Type : Monuments historiques
Epoque : 14e siècle
Eléments protégés : décor intérieur ; élévation
Loge des Marchands ou Loge de Mer
Loge des Marchands ou Loge de Mer Précisions : Loge des Marchands ou Loge de Mer : classement par liste de 1840

Type : Monuments historiques
Eléments protégés : BATIMENT
Maison
Maison Précisions : Porte sur rue, porte sur vestibule, porte au départ de l’escalier, façades sur cour avec les arcs portant escalier et galerie, porte sur galerie et fenêtre à la suite : classement par décret du 23 mars 1928
Adresse : 7 rue du Théâtre

Type : Monuments historiques
Eléments protégés : porte ; vestibule ; escalier ; galerie ; baie ; fenêtre ; élévation
Maison
Précisions : Maison : classement par décret du 29 décembre 1919
Adresse : 8 rue de la Main-de-Fer

Type : Monuments historiques
Epoque : 16e siècle
Maison
Maison Précisions : Porte sur rue avec son encadrement sculpté (cad. I 259) : inscription par arrêté du 23 novembre 1964
Adresse : 3 rue des Fabriques-Nabot

Type : Monuments historiques
Eléments protégés : porte
Maison Julia
Maison Julia Précisions : Maison Julia : classement par liste de 1889
Adresse : 2 rue des Fabriques-Nabot

Type : Monuments historiques
Epoque : 15e siècle
Muséum
Précisions : Fenêtre sculptée sur cour et rampe en fer forgé de l’escalier (cad. I 1925) : inscription par arrêté du 9 octobre 1964
Adresse : 12 rue Fontaine-Neuve

Type : Monuments historiques
Epoque : 16e siècle
Eléments protégés : cour ; baie ; escalier ; fenêtre ; rampe d’appui
Oppidum gallo-romain
Précisions : Oppidum gallo-romain (vestiges archéologiques) (cad. D 596, 598 à 602, 625 à 627, 629, 631 à 633, 636, 637) : inscription par arrêté du 16 février 1954

Type : Monuments historiques
Epoque : Age du fer 1 ; Age du fer 2 ; Gallo-romain ; Haut-Empire ; Haut Moyen Age
Palais de justice (ancien)
Palais de justice (ancien) Précisions : Palais de justice (ancien) , attenant à la mairie : classement par arrêté du 12 juillet 1886

Type : Monuments historiques
Pierre incrustée
Précisions : Pierre incrustée (cad. I 622p) : inscription par arrêté du 21 septembre 1965
Adresse : rue Fontaine-de-Na-Pincarda ; rue Foy

Type : Monuments historiques
Eléments protégés : PIERRE
Collège Jean Moulin
collège Jean Moulin Histoire : Le 5 octobre 1894, le Conseil Municipal vote un crédit pour l’achat des jardins de l’hôtel Çagarriga en vue de construire une Ecole supérieure de garçons. Une partie des terrains s’ouvrant sur l’Esplanade (actuelle place Jean Moulin) est soumise à la servitude militaire de la Citadelle. Un décret établi par le président de la République le 15 novembre 1895 modifie la zone des servitudes militaires. Le projet de construction de Léon Baille, architecte-voyer, est adopté la même année par le Conseil Municipal. Dès 1898, les travaux de construction commencent. L’école est inaugurée officiellement le 26 août 1901. Le bas-relief de Gustave Violet entourant la porte d’entrée sur la place Jean Moulin et représentant les allégories de la Science et du Travail a été probablement conçu pour le bâtiment. Des travaux d’agrandissement sont engagés en 1933. Reprenant le modèle d’origine, l’architecte surélève de deux étages les ailes latérales du bâtiment. En 1942, l’Ecole supérieure de garçons est transformée en Collège moderne de garçons avant de fusionner en octobre 1951 avec le Lycée Arago. Entre 1952 et 1953, les locaux de l’Ecole supérieure de garçons sont alors occupés par une extension du Collège de jeunes filles. La parcelle est ainsi rattachée à une plus grande structure comprenant une partie des terrains de l’ancien couvent médiéval Saint-Sauveur. En 1958, le Collège de jeunes filles est nationalisé et se transforme en Lycée de jeunes filles. A la rentrée scolaire de 1966-1967, le Collège d’Enseignement Secondaire mixte Jean Moulin est ouvert dans les locaux laissés vacants par le Lycée de jeunes filles installé dans les nouveaux locaux du Champs de Mars. Actuellement, un projet de restructuration et d’agrandissement du Collège Jean Moulin, mené par le Département, prévoit une extension du Collège sur l’ancienne Ecole normale de garçons pour l’installation d’un restaurant scolaire.
Adresse : place Jean-Moulin

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : limite 19e siècle 20e siècle
Année de construction : 1898 ; 1933
Auteur(s) : Baille Léon (architecte voyer)Violet Gustave (sculpteur)
Couvent d’augustines Saint-Sauveur ; collège de filles, actuellement collège Jean Moulin
couvent d\ Histoire : Fondé aux alentours de 1230-1240, le couvent s’agrandit de la seconde moitié du XIIIe siècle à la fin du XIVe siècle. Du milieu du XVIe siècle au dernier quart du XVIIe siècle, on assiste à un déclin du monastère. Dans la première moitié du 18e siècle, les chanoinesses doivent effectuer de nombreux travaux de réparations dans le monastère. Cinq mois après le vote de l’Assemblée Législative du 4 août 1792 ordonnant la fermeture des couvents et l’interdiction de la vie commune, Antoine Margoüet, architecte et expert du Directoire du District, effectue l’estimation du couvent et constitue des parcelles vendues à des particuliers dès janvier 1793. En novembre 1797, le cloître sert de dépôt d’approvisionnement pour la défense de Perpignan et l’église est utilisée comme magasin militaire. En 1843, l’Ecole normale de garçons vient occuper temporairement des locaux situés dans la rue Emile Zola actuelle. L’architecte J. Vignol réalise un projet d’agrandissement de cette école daté du 1er juin 1869. L’école partage une partie de ces locaux, entre 1847 et 1849, avec les soeurs de Sainte-Claire qui ouvrent sur l’impasse des Amandiers, à l’arrière du Couvent. En 1879, la Société Catholique des Oeuvres se porte acquéreur de ces parcelles, propriétés des Clarisses, et revend l’ensemble à la Ville en 1895 pour l’installation des Cours secondaires de jeunes filles. En 1872, une nouvelle Ecole normale de garçons est construite sur une parcelle correspondant aux jardins en terrasses du couvent Saint-Sauveur. Elle est inaugurée deux ans plus tard. Par ailleurs, des Bains publics situés à l’arrière de l’église ont occupés une grande partie de l’enclos du couvent. Leur présence est connue dès 1866 et ce jusqu’en 1931. Dès 1910, les Cours secondaires de jeunes filles sont transformés en Collège de jeunes filles qui partage, en 1932, l’ensemble de l’enclos de l’ancien couvent Saint-Sauveur avec les Bains Saint-Sauveur et l’Ecole normale d’instituteurs, anciennement nommée Ecole normale de garçons. En 1966, le Collège de jeunes filles (devenu Lycée de jeunes filles depuis 1958) est transféré et laisse la place au Collège Jean Moulin.
Adresse : rue Côte-Saint-Sauveur

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e moitié 13e siècle
Auteur(s) : Vignol J. (architecte)
Couvent de carmes déchaussés Saint-Joseph ; haras
couvent de carmes déchaussés Saint-Joseph ; haras Histoire : La fondation des carmes déchaussés de Perpignan remonte au 8 avril 1589. De nombreuses difficultés pour trouver un emplacement dans la ville retarde leur installation sur le sommet du Puig dans le quartier Saint-Jacques entre 1590 et 1600. Les colonnes utilisées en remploi dans la rue Rabelais sur la façade de la parcelle AD 12 datent de cette période et proviennent probablement de l’ancien cloître. Le plan de la ville dressé par Roussellot en 1691 témoigne des structures intérieures du couvent. L’église orientée s’ouvre à l’ouest sur un espace libre (actuelle place Saint-Joseph) et communique avec le cloître dans sa partie septentrionale. Les bâtiments conventuels se répartissent principalement au nord et à l’est de l’église tandis qu’une grande cour ou jardin longe son flanc méridional. Au 18ème siècle, le couvent connaît une longue période de déclin durant laquelle les bâtiments conventuels se dégradent progressivement. En 1728, le couvent  » menace ruines de tout côté « . En 1792, il est réquisitionné et « aménagé » pour loger l’excédent des troupes françaises durant la guerre contre l’Espagne. Le 6 août 1796, un rapport d’Antoine Margouët nous renseigne sur sa situation matérielle désastreuse. En 1799, le couvent divisé en différents lots est vendu aux enchères comme Bien National. La même année, le percement de l’actuelle rue Saint-Joseph à l’emplacement de l’ancien couvent achève son démembrement en deux îlots AD 03 et AD 04. En 1829, le département fait l’acquisition « d’un local faisant partie de l’ancien couvent Saint-Joseph » pour y établir un dépôt d’étalons baudets. De nombreuses démolitions et travaux s’effectuent pour la construction de ce dépôt et nous renseignent sur les matériaux du bâti ancien (galets, briquettes, marbre, murs à rebutes et en terre). Dans la seconde moitié du 19e siècle, la clinique Baillat s’installe dans la partie de l’îlot AD 03 correspondant à l’ancien cloître. En 1853, la ville rachète les locaux du dépôt départemental. Les parcelles AD 400, 15 et 16 du cadastre actuel appartiennent toujours à la commune. Des logements occupent toute la partie du couvent se trouvant dans l’îlot AD 03.
Adresse : place Saint-Joseph

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : limite 16e siècle 17e siècle
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
Couvent de grands carmes Notre-Dame de l’Immaculée Conception ; arsenal
Histoire : Les grands carmes s’installent dans la ville entre 1267 et 1269 (premiers legs connus). La construction du couvent semble plus tardive et se situe entre 1325 et 1350. Le couvent se situait à l’extérieur de l’enceinte du 12e siècle. Il sera intégré dans le nouveau rempart à la fin du 13e siècle non loin du château royal également en construction à cette période. Le portail occidental et le cloître sont érigés vers 1330. Le choeur de l’église plus tardif a été réalisé vers 1440 ainsi que la crypte et une tribune polychrome en bois sculpté. Au 17e siècle, les bâtiments conventuels sont entretenus par la communauté religieuse et en 1712, les moines détruisent le second cloître d’époque moderne pour y construire une chapelle du Tiers-Ordre. Vers 1715, une partie du couvent est loué à l’armée du roi et en 1775, Louis 16 demande la suppression du couvent pour transformer les lieux en Arsenal. Un compromis permet aux moines de conserver leur couvent en échange d’une partie des locaux. Le 4 avril 1791, l’armée s’installe dans les lieux et ce jusqu’en 1990. Les plans militaires du début du 19e siècle nous renseignent sur l’état antérieur de l’édifice. En 1830, le grand cloître médiéval est démonté par l’armée pour créer une place destinée aux manoeuvres des troupes. Ce cloître sera racheté par Alexandre Guiraud et remonté dans le jardin du domaine de Villemartin sur la commune de Gaja-et-Villedieu (11) en 1838. Entre 1842 et 1848, de nouveaux bâtiments en brique sont construits pour l’Arsenal sur l’emprise de l’ancien couvent. Le 19 août 1944, un incendie détruit une grande partie de l’église et la tribune du 15e siècle qui occupait la 1ère travée de la nef. En 1961, les voûtes de l’ancienne église s’effondrent. Des travaux de restauration destinés à consolider les structures architecturales de l’édifice s’achèvent en 1967 laissant le bâtiment à l’état de ruine. Lors de sondages de l’armée dans le mur sud de l’église en 1980, les militaires ont mis au jour la présence d’enfeus au décor polychromes qui seront par la suite rebouchés pour ne pas être abîmés.
Adresse : rue Waldeck-Rousseau

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1ère moitié 14e siècle
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
Demeure
Histoire : L’étude de cette demeure repose sur le rapport de fouille de François Guyonnet datant de juillet 2000. Des murs en pisé (à l’Ouest) et en bauge (à l’Est et au Sud), conservés sur de grandes élévations en fond de parcelle et en limites mitoyennes confirment la présence d’une construction primitive datant de la fin du 13e siècle et du début du 14e siècle. Un plafond en bois peint polychrome, situé dans une salle du premier étage côté rue, est la preuve d’un remaniement (peut-être une surélévation de la demeure médiévale) au début du 16e siècle. Ce plafond présente une succession de solives entièrement décorées de motifs végétaux et de nombreux entrevous peints d’un décor de fleurettes. Cinq joues sont ornées de personnages sur fond végétal : un lapin dressé sur ses pattes arrières et tenant un bâton, deux centaures aux visages féminins et un loup (ou un chien) chevauchant un lapin ou un lièvre. Ce plafond est recouvert de gypseries au 18e siècle et une cheminée sur le mur Ouest est construite à l’opposé de la première. Enfin, au 19e siècle un deuxième faux plafond en plâtre abaisse la hauteur de la pièce principale. Après 1842, l’ensemble de la demeure est remanié. L’arrière cour est alors bâtie de moitié pour servir d’entrepôt à un atelier de maréchal-ferrant occupant le rez-de-chaussée et dont il ne reste aujourd’hui que la devanture. Les étages sont divisés en plusieurs appartements de rapport.
Adresse : 4 rue de l’Anguille

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : limite 13e siècle 14e siècle ; 1er quart 16e siècle
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
Demeure Casa Julia
Histoire : L’étude de la casa Julia repose sur le rapport de fouille réalisé en avril 2001 par Sandrine Conan (archéologue) avec la collaboration de Laurent Hernandez (historien). La casa Julia se situe dans l’ancien quartier médiéval des pareurs de draps dans un parcellaire laniéré entre la rue Fabrique d’en Nabot et Fabriques d’en Nadal. La parcelle de la maison Julia conserve la trace d’un bâti du 13e siècle (analyse de dendrochronologie). La demeure patricienne du début du 14e siècle se compose de deux corps de bâtiment et s’organise autour d’une cour intérieure à arcatures et d’un grand degré actuellement disparu. Son élévation se caractérise par la présence 3 niveaux : un rez-de-chaussée, un premier étage comprenant la grande salle directement ouverte sur la galerie et un second étage se terminant par une tour carrée. Les plafonds peints de la grande salle soutenus par des corbeaux et le décor sculpté de la cour sont datables après analyse de 1319 ou 1364. Au 15e siècle et 16e siècle, l’acquisition de nouveaux terrains attenants permet la construction d’au moins deux corps de bâtiment supplémentaires localisés au nord. Il semblerait que la demeure primitive ait subit à cette période quelques aménagements intérieurs peu présent dans le bâti actuel. Dans la seconde moitié du 18e siècle, le bel escalier d’honneur en fer forgé dans ouvre remplace le grand degré d’époque médiéval. Les aménagements intérieurs et leur décor se concentrent principalement sur les faux-plafonds, les murs et les cheminées. La grande salle médiévale est divisée en trois pièces distinctes. Dès 1839, la demeure qui appartient alors à la famille Julia devient immeuble locatif. Cette nouvelle affectation entraîne des transformations inhérentes à la distribution dans la seconde moitié du 19e siècle. La fermeture de la galerie oriental au premier étage daterait de cette époque. En 1889, la casa Julia est classé Monuments Historiques. A partir de 1914, de grands travaux de restauration dirigés par l’architecte L.Sallez débutent à l’initiative nouveau propriétaire Henri Jonquères d’Oriola. Ces aménagements dénotent une volonté de retrouver le caractère originel de la demeure. Certaines colonnes de la cour intérieure sont des copies de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle.
Adresse : 2 rue Fabriques-d’en-Nabot

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 14e siècle
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
Demeure Casa Xanxo
demeure Casa Xanxo Histoire : La Casa Xanxo est construite entre 1507 et 1508 pour le riche marchand de draps Bernat Xanxo. Elle se compose alors d’une seule ligne de plan alignée sur rue et comportant un bureau et une boutique au rez-de-chaussée, tous les deux remarquablement voûtés, une salle de réception au premier étage, un étage sous comble et une cave pour entreposer les marchandises. Caractéristique du gothique catalan (fenêtres, portail) enrichi d’éléments de la première Renaissance (bossages), la façade sur rue avec son riche décor date de cette période, en particulier sa frise au thème scatologique. D’après une gravure d’Adrien Dauzats datant de 1820, la façade secondaire s’ouvre sur le jardin par un portique et une galerie haute desservie au nord par un escalier monumental à degré droit. Des pièces à usage privé se trouvent probablement à l’emplacement de l’aile septentrionale sur jardin visible également sur la gravure. Cette aile nord est probablement reconstruite dans les années 1930-1940. Les transformations et l’agrandissement de la demeure datent certainement du temps de son occupation entre 1794 et 1920 par la Loge maçonnique « Le Cercle de l’Union », et plus précisément entre 1820 et 1913. La grande salle d’apparat du premier étage avec ses boiseries est aménagée à la fin du 19e siècle ; sa cheminée néo-gothique monumentale date de 1873. La deuxième ligne de plan ouvrant sur le jardin peut dater d’une période comprise entre 1839/42 et 1913. Les deux baies du premier étage sur la façade principale ont été ouvertes entre 1820 et 1913, détruisant en partie la frise.
Adresse : 8 rue de la Main-de-Fer

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 16e siècle
Année de construction : 1507
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu

Grand magasin Aux Dames de France
grand magasin Aux Dames de France Histoire : L’arasement des remparts nord de Perpignan débute dés le mois avril 1904 et permet notamment l’urbanisation des terrains situés extra-muros. Le rempart Villeneuve proche du boulevard Clemenceau est ouvert dès le mois de mai. Les travaux de destruction des remparts plus rapides que prévus sont achevés en août 1906. Le grand magasin « Aux Dames de France » est quasiment terminé à cette date pour le compte de la société Paris-France. L’architecte parisien Georges Debrie signe les plans du premier grand magasin de la ville dont la construction va durer moins de deux ans. Le bâtiment de style éclectique s’apparente aux modèles parisiens. En mars 1908, l’ouverture des Dames de France s’intègre dans un contexte économique très favorable à Perpignan. Cette enseigne s’implante surtout dans les villes de sud de la France comme Marseille, Narbonne, Montpellier ou Toulouse. Le bâtiment s’agrandit en 1917 pour répondre à la concurrence du Grand Bazar puis des Nouvelles Galeries. En 1963, la coupole en verre est démontée pour être remplacée par un hangar en bois. En 1983, la marquise du rez-de-chaussée est remplacée par un bandeau en tôle ondulée. En octobre 1989, l’annonce de la fermeture du magasin sous l’enseigne « Galeries Lafayette » entraîne dans sa chute le déclin de tout un quartier. Des pétitions se succèdent pour empêcher la destruction du bâtiment prévu pour un projet de drugstore. En 1995, des travaux de démolition commencent puis s’arrêtent faute de moyen. Les fondations ne sont pas au normes et la charpente métallique nécessite une restauration importante. Le 24 juin 1999, les façades et toitures de l’édifice sont inscrites Monuments Historiques. En 2002, le hangar qui couvre l’édifice est démonté à l’occasion des travaux réalisés pour l’ouverture d’un grand magasin, prévue en décembre 2004. L’architecte perpignanais Philippe Pous s’occupe du projet de restauration et d’aménagement.
Adresse : place Jean-Payra ; place de Catalogne

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 20e siècle
Année de construction : 1905
Auteur(s) : Debrie Georges (architecte)

Hôtel Siré
Histoire : La demeure est située sur la rue de la Fusterie qui suit le tracé de l’ancien rempart du 12e siècle et marque la limite entre les quartiers Saint-Jean et La Real. Sur le cadastre actuel, le parcellaire en lanières témoigne encore aujourd’hui du tissu urbain médiéval qui remonte probablement au 14e siècle. A cette période, la demeure est construite à proximité du plus important marché de la ville localisé sur l’actuelle place des Poilus. Le fonds parcellaire médiéval de AI 107 et partie de AI 108 sont assemblées durant la période moderne pour former une demeure à cour. Sa distribution primitive a disparu. Toutefois, l’entrée principale de cette parcelle d’angle était située rue des Cordonniers. Un beau portail en marbre et une porte cochère datant du 17e siècle marquent encore son emplacement. En 1780, Guillaume Duclos lève les premiers plans d’alignement de la rue de la Fusterie. Ces plans révèlent la présence d’un encorbellement sur la façade des parcelles AI 107, 111 et 112. En 1856, l’architecte de la ville Auguste Caffe réalise partiellement ce projet d’élargissement dans la 2e moitié du 19e siècle. L’alignement projeté est abandonné. Seuls les encorbellements sont détruits. Ainsi, une belle chambre à alcôve (plafond, cheminée, lambris) a conservée son décor de style Directoire. La distribution actuelle (escalier néo-gothique et cour intérieure au décor d’arcatures sur quatre niveaux) remonte à la fin du 19e siècle. En 1960, des travaux d’assainissement sont réalisés et une vitrine est ouverte rue de la Fusterie. Des fouilles archéologiques du bâti sont programmées en 2002.
Adresse : 1 rue de la Fusterie ; 11 rue des Cordonniers

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 14e siècle
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
Hôtel çagarriga, actuellement muséum d’Histoire Naturelle
Histoire : Une fenêtre du 16e siècle, au premier niveau du mur Nord de la cour intérieure laisse supposer l’existence d’une demeure importante sur cette parcelle dès le 16e siècle ou antérieurement. Le plan le plus ancien de la demeure est signé Léon Baille et date de 1898. Il restitue le rez-de-chaussée de l’hôtel au 18e siècle avant transformation. De nombreux éléments (escalier d’honneur, gypseries, menuiseries_) datent du 18e siècle. La construction de l’Ecole Primaire Supérieure de Garçons (actuel Collège Jean Moulin) par Léon Baille entre 1898 et 1901 entraîne l’annexion du jardin de l’hôtel. En 1899, la partie Est du rez-de-chaussée subit des transformations importantes pour l’aménagement d’un grand préau séparé de la grande cour (ancien jardin de l’hôtel) par une grille en fer sur mur bahut. Cette même cour est agrandie par la destruction de l’orangerie et de la salle de bain de l’hôtel çagarriga. Une loge de concierge est à cheval sur le préau et l’autre partie du local « destiné au musée, muséum ou bibliothèque ». En 1900, le Muséum de Perpignan s’installe dans les locaux du premier étage de l’hôtel.
Adresse : 12 rue Fontaine-Neuve

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 18e siècle
Année de construction : 1898
Auteur(s) : Baille Léon (architecte communal)
Impasse Emile-Zola
Histoire : Un texte du 10 novembre 1797 indique que le cloître du couvent Saint-Sauveur sert de dépôt d’approvisionnement pour la défense de Perpignan. Le couvert du cloître achève alors de se détruire. Cet état de délabrement explique probablement la disparition de l’aile orientale du cloître et sa transformation en impasse. Le passage vers la rue Emile Zola actuelle se fait à l’emplacement d’une cour secondaire du couvent aménagée en passage (privé ?) pour l’accès de l’Ecole normale primaire. Cette cour secondaire est transformée en passage couvert dans la première moitié du 19e siècle. Il dessert l’Ecole normale primaire. L’ouverture de l’impasse sur la rue Emile Zola a lieu à la fin du 19e siècle probablement à l’occasion de la reconstruction de l’immeuble n° 32 rue Emile Zola (actuelle parcelle AI 31) par remembrement en 1878 des parcelles 1932 et 1933 du cadastre napoléonien.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1ère moitié 19e siècle
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
Porte de ville appelée Le Castillet, actuellement musée Casa Pairal
Histoire : A la fin du 13e siècle, l’enceinte majorquine compte neuf porte dont une située au nord sur le chemin de France. Après 1344, la ville sous domination aragonaise est renforcée par de nouvelles fortifications. Pierre IV d’Aragon fait construire à l’emplacement de l’entrée nord une nouvelle porte baptisée Castillet pour son architecture de « petit château ». Le maître d’ouvre Guillaume Gitart réalise une construction massive aux volumes arrondis rappelant la Bastille à Paris ou les tours du Fort Saint-André à Villeneuve-les-Avignons. A cette période, l’édifice couronné d’un élégant mâchicoulis se compose de deux tours cylindriques situées extra-muros. Entre 1475 et 1483, la ville est occupée puis annexée à la France contre la volonté des perpignanais qui se révoltent. Le premier Castillet se dote de meurtrières à arquebuses plus nombreuses côté ville et de grandes fenêtres grillagées hors les murs pour favoriser la circulation de l’air. Un imposant bastion s’élève devant l’entrée primitive et une autre porte est construite sur le flanc oriental de l’édifice. Conçut en 1478 par l’architecte italien Bonissi, cette nouvelle entrée s’harmonise avec la construction d’époque aragonaise. Côté ville, une statue de la Vierge(19e siècle) se dresse sous un élégant dais d’architecture gothique. En 1542, Charles Quint double le bastion de Louis XI par une construction reconnaissable à son échauguette et à son éperon donnant sur la Basse (rivière). Entre 1697 et 1870, le Castillet est transformé en prison d’Etat. De 1870 à 1963, s’y succèdent le Foyer du Soldat, les Archives Municipales et la Société Agricole, Scientifique et Littéraire de Pyrénées-Orientales. Le Musée Catalan des Arts et Traditions Populaires baptisé Casa Payral est inauguré en 1963.
Adresse : place de Verdun

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 3e quart 14e siècle
Année de construction : 1368
Auteur(s) : Gitart Guillaume (maître d’oeuvre)Bonissi (architecte)
Rue Louis Caulas
Histoire : En 1898, la ville se porte acquéreur des parcelles I 697, 698, 699, 709, 710 et 711 du cadastre napoléonien pour la création d’une nouvelle rue. L’ouverture de la rue Caulas est approuvée en 1899. Le projet prévoit une percée de 13m de largeur pour aérer le tissu urbain et désenclaver la place de la République où se tient le marché principal de la ville. En 1924, la rue n’est toujours pas ouverte à cause de propriétaires retorses. A cette période, Perpignan connaît une grande crise du logement. Pour permettre l’ouverture de cette rue, la ville modifie le projet initial en réduisant sa largeur entre 8 et 10 mètres. Le percement de la rue Caulas est effectué entre juin et août 1925.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1925
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
Rue Saint-Joseph
Histoire : Le 10 mai 1799, Simon Coulard (entrepreneur) s’engage à ouvrir dans un délai de deux mois une nouvelle rue « sur le plan dressé de l’église » de l’ancien couvent des carmes déchaussés. En échange, la commune lui permet de récupérer tous les matériaux après démolition. Le 11 juin 1799, la rue est ouverte et sépare en deux îlots distincts l’ancien couvent (AD 03 et 04).

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 18e siècle
Année de construction : 1799
Auteur(s) : Coulard Simon (entrepreneur)
Rue de la Fusterie
Histoire : La rue suit le tracé de la première enceinte du 12e siècle. Entre 1276 et 1325, le rempart majorquin englobe les nouveaux lotissements dont l’actuel quartier La Real qui se développe au sud de la rue de la Fusterie. La création de cette dernière remonte probablement au 1er quart du 14e siècle après l’arasement des murs de la première fortification de Perpignan. La rue présente une architecture à pans de bois et encorbellements liée aux activités commerciales qui s’y développent. A la fin du 18e siècle, les édiles de la commune désirent élargir la rue. Le premier plan d’alignement connu pour la rue de la Fusterie date de 1780 et ne sera jamais réalisé. Levé par Guillaume Duclos, ce plan indique les encorbellements à supprimer et les alignements projetés. De nombreux projets d’élargissement se succèdent jusqu’en 1865 sous la responsabilité de l’architecte de la ville Auguste Caffe. En 1869, seules les façades des parcelles AI 147 et 148 du cadastre actuel sont reculées pour élargir l’accès à la place Rigaud. Les parcelles AI 107, 111, 112, 113, 118 et 119 perdent leur encorbellement durant le dernier quart du 19e siècle. Progressivement, les avancées sur la voie publique sont supprimées. Aujourd’hui, seules 2 parcelles ont conservé leur encorbellement.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 1er quart 14e siècle
Auteur(s) : Duclos Guillaume (architecte)Caffe Auguste (architecte communal)
Salle capitulaire du couvent d’augustines de Saint-Sauveur
salle capitulaire du couvent d\ Histoire : La salle capitulaire est un élément remarquable, encore en place et identifiable, de l’ancien couvent médiéval Saint-Sauveur. Les éléments sculptés (bases et chapiteaux des colonnettes des baies, culots), comparables à ceux du cloître de l’abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines (66), permettent de la dater de la fin du 13e siècle, période de construction du couvent. Sur un plan d’Antoine Margoüet daté de 1795, la salle capitulaire figure sous le nom de « vieille chapelle Saint-Michel ». C’est le document le plus ancien sur lequel est signalé la salle capitulaire. En 1902, elle est aménagée pour abriter l’Ecole enfantine, annexe des Cours secondaires de jeunes filles. Le projet alors présenté par l’architecte-voyer Léon Baille consiste à diviser le volume de la salle en construisant un plancher au niveau de la cour. Un escalier partant du rez-de-chaussée aboutit à un préau à édifier. Le rez-de-chaussée ainsi créé sert de loge de concierge dès 1910, date de transformation des Cours secondaires de jeunes filles en Collège de jeunes filles. Depuis 1966-67, elle est annexée au collège Jean Moulin. Son affectation actuelle comme gymnase est attestée depuis 1955.
Adresse : 2 impasse Emile-Zola

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 13e siècle
Auteur(s) : Baille Léon (architecte voyer)
école normale de garçons, actuellement collège Jean Moulin
école normale de garçons, actuellement collège Jean Moulin Histoire : Pendant près de 40 ans, l’Ecole normale de garçons occupe des locaux inadaptés en différents lieux de la ville. En 1872, un terrain situé dans les jardins en terrasses de l’ancien couvent médiéval Saint-Sauveur est acquis pour la construction d’un bâtiment neuf de deux étages carrés, inauguré en 1874. Le déplacement de l’Ecole est plusieurs fois envisagé mais le bâtiment existant est réaménagé. La chapelle est transformée en salle de dessin en 1883. En 1911-1912, les trois corps de bâtiment en U sont surélevés d’un étage, faisant disparaître la tourelle-observatoire d’origine. Entre octobre 1941 et octobre 1953, le bâtiment est annexé par le collège de jeunes filles installé dans les anciens locaux du couvent Saint-Sauveur. Au 20e siècle, diverses institutions occupent les locaux : vers 1970, le Centre Départemental de Documentation Pédagogique, puis, en mai 1992, le Comité Sportif Départemental. Un projet de restructuration du Collège Jean Moulin est en cours d’exécution. Il prévoit la récupération des locaux de l’ancienne Ecole normale pour l’installation du restaurant du collège.
Adresse : place Jean-Moulin

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1872
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
église paroissiale Saint-Jacques
Histoire : L’église paroissiale s’implante sur le sommet du « Puig » au nord-est du quartier Saint-Jacques. Ce lotissement de la 1ère moitié du 13e siècle est enfermé dans les remparts majorquins vers 1280. La 1ère donation connue à l’ouvre de l’église date de 1244. La construction des deux travées orientales s’effectue dans la 2e moitié du 13e siècle et se poursuit au début du 14e siècle pour les travées occidentales. Le choeur de l’église est reconstruit à l’extrême fin du 14e siècle. Son arc triomphal porte la date « 1397 ». Dans le dernier quart du 15e siècle, la corporation des tisserands fait construire au sud du choeur une chapelle privée dédiée à Saint-Barthélemy. En 1540, l’artillerie de Charles Quint bombarde le sommet du clocher primitif. Et en 1557 des travaux de renforcement le consolident. Entre 1699 et 1742, une chapelle indépendante de l’église médiévale est érigée à l’ouest de la nef pour la confrérie de la Sanch. En 1785, de fausses voûtes en plâtre remplacent la charpente sur arcs diaphragme d’origine et les chapelles latérales sont percées d’un oculus. En 1845-1850, le clocher est reconstruit dans le style néo-médiéval. Des fouilles archéologiques réalisées en 2001 ont révélé la présence d’un dépôt de vases en céramique du 15e siècle (165 vases). Ces céramiques étaient destiné à alléger et assainir la structure du couvrement de l’église.
Adresse : rue de l’église-Saint-Jacques

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : milieu 13e siècle
Année de construction : 1394
Auteur(s) : maître d’oeuvre inconnu
établissement financier et salle des fêtes de l’Union des commerçants, actuellement Crédit Mutuel
établissement financier et salle des fêtes de l\ Histoire : En 1906, les remparts nord de la ville sont détruits et laissent la place pour de nouvelles constructions. Un permis de construire est déposé en janvier 1925 par l’Union des Commerçants. L’édifice est construit sur un terrain vierge à l’angle de la rue Jeanne d’Arc et Edmond Bartissol. Les plans du bâtiments sont dressés par les architectes Berthier et Raoul Castan. L’autorisation de travaux stipule que les ouvrages extérieurs devront être exécuté dans un délai d’un an. Le programme prévoit la construction au rez-de-chaussée des bureaux destinés au Comptoir de Bons à crédit ouvrant rue Jeanne d’Arc. L’accès à la salle des fêtes du 1er étage se fait rue Bartissol. L’escalier d’honneur est éclairé par une verrière maçonnée originale. En 1927, la construction de style Art Déco est achevée et l’Union des Commerçants s’y installe. Après 1985, le Crédit Mutuel modifie l’entrée primitive de la rue Jeanne d’Arc.
Adresse : 14 rue Jeanne-d’Arc

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 20e siècle
Année de construction : 1925
Auteur(s) : Berthier Joseph (architecte)Castan Raoul (architecte)

Sources : Actuacity

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