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Crédit immobilier : à quoi s’attendre en 2014 ?Property loan: in what expect in 2014?

Crédit immobilier : à quoi s’attendre en 2014 ?

Après une année 2013 exceptionnelle pour les emprunteurs, les avis sont partagés sur l’évolution des taux de crédit immobilier en 2014. De nouvelles baisses sont exclues et l’impact d’une remontée plus ou moins forte sur les acheteurs est incertain.

Au moment de tirer un bilan de l’année 2013 en matière d’immobilier, une idée fait consensus : les acheteurs ont été incroyablement soutenus par les taux d’emprunt. Avec un point bas historique atteint en juin 2013 (2,90% selon Crédit Logement) et une légère remontée depuis, les taux de crédit immobilier ont porté le marché : selon le courtier Cafpi, les acquéreurs ont vu leur capacité d’emprunt augmenté de 8,05% depuis janvier 2013.

« Les conditions d’emprunt resteront attractives en 2014 »

« Les acheteurs ont les moyens d’accéder à la propriété à moindre coût, dans des conditions plus favorables qu’il y a deux ans. Malgré cela, il y a encore beaucoup d’indécision », note Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. Selon ce dernier, une hausse de 0,50 voire 1 point n’est pas à exclure en 2014, en lien notamment avec la reprise de l’activité économique américaine et les répercussions d’un changement de politique monétaire de la Réserve Fédérale. Dès lors, le seuil des 4% sur 20 ans serait dépassé et « psychologiquement, ça fera mal », explique la porte-parole du courtier en ligne Empruntis.com Maël Bernier.

Mais cette prévision n’est pas partagée par tous, loin de là. « Il n’y aucune raison pour que les taux augmentent », martèle Pascal Beuvelet, président du courtier In&Fi Crédits, sauf à imaginer une catastrophe financière dans la zone euro. La faible croissance et le poids des dettes souveraines devraient pousser la Banque centrale européenne (BCE) à laisser son taux directeur au plus bas (0,25% actuellement) selon lui.

Un maintien des taux à bas niveau au premier semestre 2014 fait consensus parmi les professionnels du courtage mais au-delà, l’incertitude domine. Maël Bernier se veut particulièrement prudente et estime qu’il y a « des chances pour une légère remontée ». Un avis partagé par le fondateur d’Immoprêt Ulrich Maurel : « Il y aura une hausse mais par rapport à des taux au plus bas historique, nuance-t-il toutefois. Les conditions d’emprunt resteront attractives en 2014. »

Des critères d’octroi inchangés

Au-delà des taux, un autre paramètre crucial va jouer sur la capacité des acquéreurs à se financer : l’attitude des banques. « Les banques sont en train de se battre pour gagner des clients », avance Pascal Beuvelet, ce qui tire les taux vers le bas et ouvre les vannes du crédit aux particuliers. Reste que toutes les enseignes ne se comporteront pas de la même façon. « Certaines banques vont vouloir être offreuses au premier semestre, notamment avec la période des salons immobiliers de février-mars. Mais d’autres se montreront plus hésitantes », explique Ulrich Maurel. « Les comportements des banques varient selon les régions et les profils d’emprunteurs. Et leur attitude change rapidement, selon si leurs objectifs sont remplis ou non », ajoute Maël Bernier.

Dans tous les cas, les courtiers s’accordent sur deux points que les emprunteurs doivent prendre en compte. D’une part, les taux ne baisseront plus en 2014. Les records à la baisse de 2013 ne seront pas battus en 2014. D’autre part, les conditions d’octroi de crédit par les banques ne changeront pas en 2014. « Depuis la crise, elles sont beaucoup plus vigilantes sur l’estimation des biens et la capacité d’épargne », analyse Pascal Beuvelet. Ainsi, obtenir un financement en l’absence d’une situation professionnelle stable (CDI) relèvera toujours du parcours du combattant. A l’inverse, « emprunter sans apport personnel reste possible », estime Ulrich Maurel. Du moment que les emprunteurs démontrent leur capacité à rembourser les échéances…